L’étanchéité à l’air, l’une des clefs de la performance thermique

Quand on pense « passif », on pense d’abord à l’isolation thermique des murs, l’épaisseur d’isolant, le triple vitrage, mais on oublie trop souvent l’un des curseurs de performance majeurs, l’étanchéité à l’air du bâtiment.

Pour obtenir la certification passive, l’étanchéité à l’air du bâtiment doit être 3,5 fois plus performante que ce qu’impose la RT2012. Pour obtenir ce critère, il faut traiter les problématiques d’étanchéité à l’air en conception, en pensant chaque détail et chaque potentiel point de fuite mais également sur chantier, en vérifiant la bonne mise en place de la membrane et le traitement de chaque jonction. En cours de chantier, on réalise autant de tests que nécessaire en mettant en place une porte soufflante. Il s’agit d’une bâche, intégrant un ventilateur qui permet de mettre la maison en dépression et de calculer le débit de fuite d’air à une pression fixée. C’est une contrainte forte sur les projets passifs qui nécessite une vigilance de tous les instants. Mais c’est le seul moyen d’obtenir une maison réellement performante. En fin de chantier, un contrôleur indépendant effectue un test final d’étanchéité à l’air qui permet de vérifier que le bâtiment est bien conforme aux exigences de la certification passive.

L’étanchéité à l’air, l’une des clefs de la performance thermique

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